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Le couple druide-roi

La société antique celtique reposait politiquement sur le couple Druide-Roi. Si le symbole du roi était l’Ours, le sanglier symbolisait la fonction sacerdotale du druide.

A propos de la parenté étymologique ours-sanglier. En grec sanglier : arktos, en gaulois : arthos. La racine indo-européenne d’ours est art. Le sanglier peuplait les bois, endroits sacrés, d’où l’appellation du massif boisé des Ardennes. Artémis, Arthur, Ardia, Diane sont de la même famille étymologique.

En indo-européen *sü désigne le porc sauvage (le sanglier) ainsi que  le porc domestique, dans le sens fécondateur et géniteur. L’ambivalence de *sü désigne un état de l’économie semblable à ce qui existait encore chez les Gaulois où l’élevage libre des animaux interdisait une distinction radicale entre « sauvage » et « domestique », caractéristique de sociétés nomades.

Schwein en allemand est peut-être la traduction phonétique lointaine de cochon et de sanglier. Le mot viendrait peut-être de la divinité Indoue Vishnou, de Shiva ou le sanglier leur était attaché.

La tradition voulait que l’on tue le premier cochon de l’année à la Toussaint, le 1er Novembre, jour de l’archaïque fête celtique de Samain. Survivance païenne où l’on sacrifiait l’animal de la science et de la guerre : le porc et le sanglier ?

Gaston Roupenel dans son ouvrage « Histoire de la campagne française »rappelle au sujet du porc : « Les bêtes à cornes, nerveuses et musclées, ne servaient qu’au labour. Moutons et brebis n’étaient pas utilisée pour l’alimentation, et dans maintes campagnes, un préjugé persiste contre cette viande. En fait, la seule chair qu’on consommait était donc la viande de porc »

N’était-ce pas le cas, jadis dans nos campagnes mosello-rhénanes? Samain ou Samhain serait à l’origine de Chou, Kabes, met principal depuis le néolithique à l’honneur ce jour de fête. A cette occasion on confectionnait des galettes de pommes de terre qui se nommait Sowan, mot proche de Schwein, soit Sowin en vieux celtique. Voir « Les Quatre Fêtes d’ouverture de Saison de l’Irlande ancienne » de Véronique Guibert.

Et dans toutes les campagnes, le fait de tuer le cochon est un acte remarquable, qui met en communauté la famille et le ville et qui s’accompagne de cadeaux rituels, d’invitations et de ripailles J.Markale - les Druides page 192.